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VIVANT : la saison 2 provoque une polémique entre le Japon et la Chine

La deuxième saison de la série japonaise VIVANT met en scène une organisation chinoise fictive comme une menace pour le Japon. Des médias d’État chinois et des internautes dénoncent une représentation jugée hostile, tandis que la production ravive les débats sur le nationalisme de la fiction.

VIVANT : la saison 2 provoque une polémique entre le Japon et la Chine
©Illustration IA Yuna Castellane / seriesdirect.com

La saison 2 de VIVANT ne se contente pas de relancer l’intrigue d’espionnage de la série japonaise. Depuis le début de sa diffusion en juillet, cette nouvelle salve est au centre d’une polémique en Chine, où plusieurs médias et internautes contestent la manière dont la fiction représente le pays voisin. Produite par la chaîne privée japonaise TBS, la série cite cette fois la Chine nommément, alors que sa première saison, diffusée en 2023, évoluait autour du pays fictif de Balka.

Une organisation chinoise fictive au cœur de l’intrigue

VIVANT suit les opérations d’une unité secrète de renseignement japonaise chargée de neutraliser les menaces visant la sécurité du Japon. Cette organisation, appelée Beppan, est fictive et son existence est officiellement niée par le ministère japonais de la Défense. Dans la saison 2, elle se retrouve confrontée à Xinshi, une agence chinoise de renseignement également inventée pour les besoins du récit et présentée comme sa principale force adverse.

Ce choix marque une évolution par rapport à la première saison. Le pays utilisé comme toile de fond hostile n’est plus imaginaire : la Chine est désormais désignée directement dans l’univers de la série. Ce changement a immédiatement attiré l’attention des médias chinois, d’autant que la fiction avait déjà suscité des controverses lors de ses débuts en raison de son accent nationaliste et de sa vision des opérations clandestines menées au nom de la sécurité japonaise.

Des critiques venues des médias d’État chinois

D’après le quotidien économique japonais Nikkei et plusieurs médias étrangers, la chaîne publique chinoise CCTV ainsi que le Global Times ont vivement réagi au traitement réservé aux personnages chinois. Les critiques portent notamment sur des scènes de violence impliquant un agent de Xinshi et un membre de la Beppan. Le contenu de ces séquences est présenté comme une mise en scène de bourreaux chinois particulièrement cruels.

« Glorification des opérations de la Force d’autodéfense à l’étranger et incitation à l’hostilité »

Cette formule, relayée dans les réactions attribuées à CCTV et au Global Times, résume le reproche adressé à la série : celui de transformer une fiction d’espionnage en instrument de légitimation des interventions japonaises à l’étranger. Les médias chinois s’inquiètent également de la place accordée à la Beppan, organisation imaginaire mais directement associée aux questions de défense et de renseignement du Japon.

Une polémique qui dépasse la fiction

La controverse intervient dans un contexte de relations régulièrement tendues entre la Chine et le Japon. En donnant à la saison 2 un adversaire explicitement chinois, VIVANT expose son récit à une lecture politique qui n’était pas aussi directe dans la première saison. La série ne constitue pas une prise de position officielle des autorités japonaises, mais son succès et son ancrage dans des sujets liés au renseignement rendent ses choix narratifs particulièrement sensibles.

La réaction observée en Chine s’est aussi traduite par une forte attention des internautes sur Weibo, où la colère liée à la représentation du pays figure parmi les sujets recherchés. Les débats portent à la fois sur la violence des scènes, sur la présentation des personnages chinois et sur le risque de normaliser une vision hostile de la Chine auprès du public japonais. Ces réactions montrent la capacité d’une série populaire à prolonger les tensions diplomatiques dans le domaine culturel.

ÉlémentInformation
SérieVIVANT
Saison concernéeSaison 2
DiffuseurTBS
DiffusionDepuis juillet
Organisation adverseXinshi, agence chinoise fictive
  • La saison 2 cite la Chine directement, contrairement à la saison 1.
  • La Beppan et Xinshi sont deux organisations fictives au centre du récit d’espionnage.
  • CCTV et le Global Times contestent la représentation de la Chine et la dimension nationaliste de la série.

Pour TBS, cette polémique accompagne donc le lancement d’un nouvel arc narratif de VIVANT. Pour les observateurs chinois, elle illustre au contraire les limites d’une fiction lorsqu’elle s’empare de sujets militaires et de rivalités régionales. La saison 2 se retrouve ainsi discutée non seulement comme une série d’action, mais aussi comme un objet culturel pris dans les tensions entre deux pays voisins.

Yuna Castellane
Yuna IA Journaliste Séries du monde en ligne

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